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L'abomination de la désolation dans le lieu Saint --BM Lyon
Auteur principal
Profession auteur principal
Date d'exécution
1723
Lieu d'exécution
Ouvrage imprimé ou manuscrit
Matériaux
Commentaires
Cette expression ne se rencontre que dans Mr 13:14 et le parallèle Mt 24:15. Elle provient, comme l'indique Matthieu., du livre de Daniel (Da 11:31 12:11, cf. Da 9:27), qui fait très certainement allusion, dans ces passages, à la profanation du Temple de Jérusalem par Antiochus Épiphane en 168 av. J. -C, lorsque celui-ci fit transformer l'autel des holocaustes en un autel dédié à Zeus Olympien (1Ma 1:54-59). Quelle est cette « abomination de la désolation » annoncée ? Lorsque Luc, dans un discours très semblable, mentionne la désolation qui doit venir (Lu 21:20), il entend par là l'encerclement de Jérusalem par les armées romaines ; Mais cette explication ne s'accorde ni avec l'expression de Marc : « établie là où elle ne doit pas être », ni avec les mots de Matthieu : « établie au lieu saint ». Plusieurs interprétations ont été proposées, parmi lesquelles il est difficile de choisir. Il s'agirait : a) ou bien de la menace d'ériger une statue de Caligula dans le Temple ; b) ou de la profanation du sol du Temple par les Zélotes, lorsqu'ils le transformèrent en forteresse pendant le siège de Jérusalem ; c) ou encore de la profanation du Temple par la présence de Titus après qu'il s'en fut rendu maître. D'autre part, il semble bien que Mr 13:14 fasse allusion à une circonstance qui doit précéder la destruction de la ville, puisqu'il insiste sur le fait que cette apparition de « l'abomination de la désolation » doit être une mise en garde pour ceux de Judée qui n'auraient pas encore fui dans les montagnes. Il s'agirait donc de quelque événement avant-coureur de la chute de Jérusalem et pouvant être interprété par les chrétiens comme une annonce de la Parousie. (cf. 2Th 2:1-12) Est-ce la venue des troupes romaines ? Est-ce l'intervention sanglante des Zélotes s'emparant du Temple peu de temps avant l'investissement complet de la cité ? Cette dernière hypothèse semble la plus vraisemblable, car elle est appuyée par une tradition que rapporte Eusèbe (Hist. Ecclésiastique III, 5:3) selon laquelle les chrétiens juifs, avertis par un oracle divin, auraient fui loin de la ville dès les débuts du siège. On a donc une comparaison entre la destruction du temple de Jérusalem et celle de l'abbaye de Port-Royal des Champs. Ouvrage imprimé : RIVET DE LA GRANGE Antoine (Dom), Nécrologe de l’abbaye de Notre-Dame de Port-Royal-des-Champs, Ordre de Cîteaux, Institut du Saint Sacrement, qui contient les éloges historiques avec les épitaphes des Fondateurs et Bienfaiteurs de ce Monastère et des autres personnes de distinction, qui l’ont obligé par leurs services, honoré d’une affection particulière, illustré par la profession Monastique, édifié par leur pénitence et leur piété, sanctifié par leur mort, ou par leur sépulture, chez Nicolas Potgieter, Amsterdam, 1723. p.499.
Paratexte
Légende : "Labomination de la désolation dans le lieu Saint. Dan.9."
Statut religieuse
Personnage laïc
Ordre
Monastères d'exercice